Lettre n°3

Mes chers amis pixellisés,

J'ai 16 ans, vous vous en fichez, hein ? C'est étrange, en fait.
J'ai passé cinq jours au Canada, mais en fait, à mon retour, rien n'avait changé. Mon quotidien est, je dirais, plutôt poisseux. Enfin.
J'ai eu beaucoup de choses pour cet anniversaire, je ne demandais rien. Enfin si, si vous y tenez, j'aimerais bien un peu d'amour et un ou deux câlins.
En parlant de câlins, j'ai cours de conduite le 29 à 14h30. BONJOUR, j'ai la gueule de bois pour mon premier contact avec le siège conducteur !
J'ai acheté un mini-agenda pour noter tous les rendez-vous de mon emploi du temps de ministre (ah, ah, ah.) J'ai même plus le temps de passer à la MJC, ça me sacrifie, je trouve ça déprimant. Même plus le temps de monter un projet qui me tient à coeur ! Alors qu'on avait tout, même les sous... Pas de subv à demander ni rien... Enfin, je crains, je sais.
Pas le temps de téléphoner, et il faut que j'envoie des mails par dizaines, centaines, milliers.
Pas le temps de bosser mon SVT et mon histoire, alors je fais des dissertations approximatives et des compositions aux trois quarts inventées (mais si mais si, en 1879 c'est l'élection de Jules Grévy).
Pas le temps de réfléchir à ce que je veux faire plus tard. Après Le Bac, ah ah ah mots magiques qui ouvrent toutes les portes quand on a les félicitations du conseil. Félicitations mes ovaires ouais.
Même pas le temps de penser à mon présent. Parler, parler, parler, mais le soir, quand je suis seule et que j'ai plus rien à me dire, le monde me paraît étrangement vide.
Juste le temps de penser à écrire ici, et encore. Le temps d'aimer les gens qui m'aiment, en leur montrer, juste en le disant, le temps de n'en croire pas mes yeux, le temps qu'ils m'offrent des cadeaux, nain porte quoi, arrêtez de ne penser qu'à moi j'y arrive bien assez toute seule. ><
Je voudrais avoir plus de temps mais de toute façon je le dépenserait comme je dépense celui que je possède déjà : sans rien faire.
J'ai écrit une merde en trois actes, j'l'envoie à un concours ou je la fous dans le cul d'une abeille pour voir comment ça ressort ?
Sur ce.

Amouresement vôtre, messieurs pixels.

Ophé.
Lettre n°3

# Posted on Tuesday, 08 December 2009 at 3:51 PM

Lettre n°2

Mes chers amis pixellisés,

C'est la fin des vacances et moi, il me tarde la rentrée. Faut avouer que dès que Clo est partie, les vacances ont perdu de leur intérêt, et même si j'ose dire, leur statut de vacances. Donc, deux jours de vacances et le reste d'ennui.
Enfin, je dis il me tarde la rentrée mais en fait, c'est faux : en effet, il me reste un compte-rendu cailloux et une dissert à faire. Là je suis en peignoir, ma chambre n'est pas rangée, et dans deux jours il faut tout avoir fini.
Au fait, est-ce que j'ai théâtre demain ?

Je me trouve égoïïïïïïïïïïïïste d'être aussi déprimée pour rien. Vous me direz : eh bien puisque c'est ça t'as qu'à arrêter de déprimer. Ben nan. En fait maintenant je me sens déprimée et fautive. Boaf, espérons que ça passera. Un de ces jours.
Si j'avais un voeu ce serait ça : Espérons que ça passera. Un de ces jours.

Mais en fait si un bon génie arrivait, comme je le disais l'autre jour à l'autre parisienne, mon voeu ce serait "que ceux que j'aime soient heureux".
Vous trouvez ça archi refait, plein de fausse modestie et tout ? Moi je trouve ça surtout lamentable. Pourquoi ne rien demander pour moi ? Sérieusement, je me trouve risible. Mais en fait, je pense qu'une des seules choses qui manque à mon bonheur, c'est le leur.


Et l'autre, évidemment, c'est que ça passe. Un de ces jours.
[Mais alors pourquoi tu lui demande pas ça à ton génie ?]
Parce que mon génie, il répondrait comme moi : ya que le temps qui permet de grandir, choupette.

Sur ce, je vous laisse sur une dernière phrase à méditer : Putain d'hormones.

Ophé.
Lettre n°2

# Posted on Tuesday, 03 November 2009 at 8:52 AM

- Il n'a pas appelé, il n'a pas prévenu, mais à six ans, on n'a pas le sens des responsabilités. Peut-être n'avait-il tout simplement pas compris que je me noyais... -

- Il n'a pas appelé, il n'a pas prévenu, mais à six ans, on n'a pas le sens des responsabilités. Peut-être n'avait-il tout simplement pas compris que je me noyais... -
O.J'ai cinq ans et demi.
O.C'est l'été, je porte un T-shirt avec une moto dessus et des baskets moches, et j'essaie d'attraper avec mon épuisette un garçon en maillot qui flotte sur une bouée géante au milieu d'une piscine creusée.
O.Mon épuisette est trop courte ; je m'appuie dessus pour aller plus loin... Mais l'épuisette crève la surface.
O.Juste avant moi.
O.Je ne sais pas encore nager. Je vois le regard surpris du garçon qui me voit tomber à l'eau ; surpris, mais à sept ans, la réalité de la noyade n'est pas assimilée. Savait-il que j'allais sombrer ?
O.Sous l'eau, je ne sais pas les mouvements, je n'ai pas appris à flotter, et même si j'arrive à aspirer quelques goulées d'air au début, je suis convaincue qu'il ne faut pas essayer de remonter, pas crier, pas me débattre, et, surtout, pas s'affoler ; non, il faut s'arrêter et réfléchir, c'est la seule façon de s'en sortir, toujours. C'est pourquoi, les yeux grands ouverts, pétrifiée, je tombe comme une pierre, contemplant, et là mon souvenir est très net : "les papillons blancs que la lumière créait dans le bleu de l'eau". Mon nez me pique, j'avale de l'eau, ça fait mal, mais j'évite de me plaindre. Mes parents n'aiment pas quand je pleurniche.
O.Mes parents, ils font la fête, ils prennent l'apéro à pas plus de dix mètres de la piscine. Ma mère est enceinte de mon frère, mon père conduit, pas un gramme d'alcool ni dans le sang de l'un, ni dans le sang de l'autre ; dos à la piscine, il regardent leur ami faire l'idiot... Et ils rigolent, parce que leur ami est rigolo ; il vient toujours un moment où on est rigolo, pendant l'apéro. Sauf quand on boit du jus de fruits. Et l'ami, il fait l'idiot, un coup dans le nez on appelle ça, dans le nez, mais pas dans l'oeil : quand il se jette à l'eau tout habillé, tout le monde rigole. Quand il m'en sort, mouillée, crachotante, pleurnichant malgré moi, plus personne n'en a envie.
O.On me prend, on me sèche, on me console, on me mouche, et moi je profite de cette situation privilégiée. Le garçon, lui, se fait gronder ; il n'a pas appelé, il n'a pas prévenu, mais à six ans, on n'a pas le sens des responsabilités. Peut-être n'avait-il tout simplement pas compris que j'ai failli me noyer.
O.De cette histoire on retiendra qu'essayer de s'appuyer sur une épuisette, quand elle repose dans le vide, c'est pas un truc à faire.

______________________________________________________________________________________


O.Aujourd'hui, j'ai quinze ans et demi.
O.Je sais nager.
O.Je porte des vêtements plus larges et des chaussures plus belles.
O.Je ne m'appuie plus sur l'eau, mais sur le sol.
O.Je n'attrape plus les garçons avec une épuisette.
O.Tout a changé.


O.Rien n'a changé.
O.L'épuisette ne m'a pas précédée pour crever la surface.
O.Je ne sais toujours pas nager. Savais-tu que j'allais sombrer ?
O.Sous l'eau, je ne sais pas les mouvements, je n'ai pas appris à flotter, et même si j'arrive à aspirer quelques goulées d'air au début, je suis convaincue qu'il ne faut pas essayer de remonter, pas crier, pas me débattre, et, surtout, pas s'affoler ; non, il faut s'arrêter et réfléchir, c'est la seule façon de s'en sortir, toujours. C'est pourquoi, les yeux grands ouverts, pétrifiée, je tombe comme une pierre, contemplant les papillons de lumière qui jouent avec mes yeux, qui semblent tellement proches et qui évoluent loin, tellement loin, à la surface. Mon nez me pique, j'avale de l'eau, ça fait mal, mais j'évite de me plaindre. Mes parents, à pas plus de dix mètres ou à dix kilomètres, crise d'adolescence on appelle ça. Ma mère et mon père, dos à la piscine.

O.Rien n'a changé.
O.J'attends. Et je suis bien d'accord ; de un, quand quelque chose évolue dans un milieu hostile pour nous, on n'essaie pas de l'attraper ; de deux, seul une personne ayant trop bu voudrait se jeter à l'eau tout habillée pour moi.

- Il n'a pas appelé, il n'a pas prévenu, mais à six ans, on n'a pas le sens des responsabilités. Peut-être n'avait-il tout simplement pas compris que je me noyais... -

# Posted on Wednesday, 14 October 2009 at 10:03 AM

Parce que le vrai bonheur est toujours provisoire, le bonheur authentique est toujours illusoire. Anaïs écrit de nouveau. On est foutus.

Parce que le vrai bonheur est toujours provisoire, le bonheur authentique est toujours illusoire. Anaïs écrit de nouveau. On est foutus.
Changé ? Évolué ? Grandi ?
Pas chez moi ça, non merci.
J'ai pas changé, je suis toujours pareille, rien n'a changé autour de moi, j'en ai rien à foutre de tout, NON je compte pas les jours avant les vacances, parce que deux ans, deux mois, sept jours, 2 heures et 6 minutes c'est trop long à compter.
La seule chose qu'il me tarde c'est le lundi. Parce que le lundi je passe 12h loin de chez moi.
Et puis le mardi.
Et le mercredi.
Jeudi.
Vendredi.
Et je vois arriver le week end avec appréhension.
Non, pour moi les vraies vacances c'est voir Anaïs le matin avec sa tête dans le pâté, la supporter 2 heures en silence avec ou sans grognements, puis 2h avant manger avec gargouillement de ventre, puis 2h entre midi et 2, puis 2h en début d'aprèm où on s'engueule, et enfin 2h en fin d'aprèm où on déprime. C'est supporter le décomptes des jours jusqu'au 23 octobre. C'est supporter ses menaces, ses sautes d'humeur et ses insultes.
C'est supporter sa présence. Ses conseils. Ses rires. Ses délires. Nos amis. Ses discussions. Ses interrogations. Ses déprimes.
Et les miennes.
Mes vacances, c'est voir Alex et Damien. Rire de rien. Faire des bisous. Penser à rien. Les entendre parler mangas et profs. Devoirs. Colles.
C'est Domi et sa voiture, ses livres et ses talons, ses pensées qui sont les mêmes que les miennes.

Mes vacances c'est Margaux le matin, Adeline le mardi, Éléonore et ses clopes, les secondes Nicolas, Jérémy, Lolita, et j'en passe et leurs profs, leurs cours, leurs cahiers, c'est "les mecs" Nicolas et Romain et les TPE, mes vacances c'est mon prof de physique et son accent du Sud, mon prof d'histoire et ses sautes d'humeur, ma prof d'anglais et son hystérie momentanée, ma prof de sport et ses poulboys, celle d'SVT et ses dessins, celui de maths et ses trinômes...

Mes vacances c'est les weeks ends hors de chez moi, la MJC, Jodu, Marie, les autres...

Les seuls moments où je suis bien quand j'suis chez moi, c'est pas compliqué, c'est quand une petite boîte noire magique me permet de discuter avec la seule personne au monde qui habite à Paris.

On dirait que je pourrais dormir et chez toi et que j'irais à ta fête et que je passerais mes vacances à te voir et que je verrais pas mes parents et que j'aurais pas peur de ton chien parce qu'il resterait dehors...

# Posted on Tuesday, 29 September 2009 at 4:12 PM

Retrouvailles.

Mes chers amis pixellisés,

Ceci est une lettre virtuelle. Oui, je change de style d'écriture. Non, cela n'annonce pas un changement radical d'orientation sexuelle, de régime alimentaire ou de convictions religieuses. Simplement pour but de parler de moi, pour changer, parce que j'ai envie.
Que pourrais-je dire ? Chez moi rien n'a changé, tout a changé. Je n'arrive plus à écrire en prose, ou en tout cas, de moins en moins ; de toute façon avec tout le flan qu'on fait pour Rideau je crois que j'ai de quoi subsister pendant un an sans rien faire lire aux gens. J'ai décidé de cesser d'accorder ma confiance aux programmes informatiques après avoir perdu la totalité de mes textes dans un bug général de système. Je tiens un cahier, mon cahier, j'y raconte ma vie, j'y écris du slam, je brouillone des lettres et griffone des idées. Tout ça aux feutres multicolores.
J'ai fait ma rentrée ; je n'ai qu'une seule amie dans ma classe. mais elle est merveilleuse. Oui, je parle de la classe, mon amie aussi est merveilleuse mais chut, ne lui répétez pas, elle pourrait se faire des idées... Pour en revenir à ma classe, elle a la classe. Fin de la parenthèse.
Je retrouve peu à peu un peu plus d'oxygène, je respire à nouveau, je réapprends la vie, ça va mieux, beaucoup mieux.
Je pense beaucoup à ce que je vais faire après le BAC. Je n'ai pas d'idées. J'ai peur de mon avenir. Je veux écrire, c'est tout ce que je demande, et sans qu'on m'y force.
Clo est à Paris, et Clo, c'était ma petite grande soeur, celle qui arrive pas à mettre ses skis et à qui j'ai tout dit avec un coca cherry en main. Durdur.
J'ai failli arrêter le théâtre. C'est un peu comme si on vous annonçait que vous alliez perdre un bras. Heureusement je continue. Enfin je crois. Non, c'est une certitude, même si je dois aller à Ibos sur les mains toutes les semaines. Greffe du bras réussie. Over.
J'ai des amis extraordinaires. J'ai honte de moi quand j'y pense.

J'ai encore des trucs à vous raconter mais je vous connais pas et j'en ai pas envie.

BYE BYE
Retrouvailles.

# Posted on Saturday, 19 September 2009 at 5:53 PM

Derrière les fagots de Lombez ? Ha, arrête tu m'fais rire y'avait PAS de fagots à Lombez !

__Jeudi 30 juillet 2009 : toujours rien à signaler.__
__Jeudi 30 juillet 2009 : toujours rien à signaler.__
__Jeudi 30 juillet 2009 : toujours rien à signaler.__


La planète se barre en couille
mais_on_s'en_fout.tDe toute
façon_.on_set.suiciderat tous
avant_que_ça_représente_un
danger pourtnos vies.tOu à la
limite on sera_décimés par la
grippe A.

Les_inégalitéstsont .énormes
mais_on_s'en fout._On_n'est
pastnoirs,.arabes,.chinois,ton
n'est__pas_trop_vieux,_trop
moches,on n'est pastpauvres,
on n'est pas analphabètes, on
n'est pas homos,transsexuels,
on_n'est_pas tcomplètement
cons,ontsetprend pas pour de
la_merde. Dans mon cas, une
de ces affirmationstest fausse
-devinezt._laquelle_et__vous
gagnez un bonbon.

Ont_estt'chanceux_ mais_on
s'en_fout._Latseule chose qui
pourrait_me_fairetplaisirt en
ce_momentt_(hormis_l'arrêt
pur_etttsimple_de_mes_fon-
ctions vitales_-AHHHH_nan
j'dec_tu_m'ast pris_pour_une
emo ?) esttune de ces utopies
irréalisables.


_CET ARTICLE EST TRÈS SÉRIEUX ET TRÈS FOUTEUR DE GUEULE À LA FOIS_
_CET ARTICLE EST TRÈS SÉRIEUX ET TRÈS FOUTEUR DE GUEULE À LA FOIS_
_CET ARTICLE EST TRÈS SÉRIEUX ET TRÈS FOUTEUR DE GUEULE À LA FOIS_


______Je n'assume _rien_ oh _rien_ oh _rien_ du tout.

Il est une heure vingt-et-un du matin, nous sommes donc

_Vendredi 31 juillet 2009. Rien ne se passe._
_Vendredi 31 juillet 2009. Rien ne se passe._
_Vendredi 31 juillet 2009. Rien ne se passe._


J'écris un article pour vous livrer ma vie comme un colissimo mais le problème c'est que je n'en ai PAS ENVIE.


_________Je suis obligée de déguiser chacun de mes actes pour qu'on me prenne pour ce que je voudrais
_________qu'on me prenne. Résultat ça marche plutôt bien, on me prend pour ce que je souhaite qu'on
_________metprennetet pas pour ce que je_suis réellement,_mais je suis au_bord du gouffre_parce qu'à
_________obstruertune partie du toutt on finit par être à latlimite de me prendre pour ce que je ne suis
_________absolument_pas et n'ai pas envie d'être. Vous _remarquerez, je n'ai pas non plus envie d'être
_________ce que je suis. Nous ne choisissons pas.


Je pense que le sentiment le plus bidon qui existe, c'est l'amour. Le problème c'est qu'en gros 100% des gens sont conditionnés à croire que l'amour est une belle chose... Les évènements récents m'amènent à me poser de plus en plus de questions : à quoi sert l'amour s'il ne doit toucher qu'une élite ? Que deviennent les gens qui aiment et ne sont pas aimés en retour ?
Là, tout le monde croit que je vis une désillusion amoureuse. AH AH AH. Ce n'est pas à moi que je pense. Mais peut-on réellement aimer sans aimer en retour ? Psychologies magazines décrète que l'amour, c'est de l'amitié mais avec du désir. Oulà, ça commence vraiment à me donner mal à la tête.

Venez avec moi créer une société où les gens n'ont que des amis et n'aiment personne. Cela règlera tous les problèmes tels que la faim dans le monde, l'extension du VIH, les intolérances, la pénurie en eau et le réchauffement climatique, c'est évident.




_Il est une heure trente, et j'attends qu'il se passe quelque chose._
_Il est une heure trente, et j'attends qu'il se passe quelque chose._
_Il est une heure trente, et j'attends qu'il se passe quelque chose._


Depuis exactement 9 mois, j'attends qu'il se passe quelque chose.

(Ceci n'a aucun rapport avec
le fait que j'ai avorté parce que je me suis
fait violer par un pingouin en visitant le zoo
de la Palmyre)


Jesuistropcyniquemaisjecroisquemonprincipaldéfautestd'êtreéminemmentsoupe-au-lait.
J'espère que c'est dû à la soupe d'hormones qui parallèlement transforme mon épiderme en jachère. (Je suis même pas sûre de ce qu'elle veut planter. J'aimerais bien du manioc, ne serait-ce que pour le nom).

Enfin bref, je suis perturbée dans mes articles inutiles que je ne publie que pour une seule et unique raison : hier on m'a demandé de le faire. Et comme une conne j'ai accepté.

Je suis inquiète et souffre de dualité comportementale pathologique.

_Il est une heure trente-quatre et j'attends toujours._
_Il est une heure trente-quatre et j'attends toujours._
_Il est une heure trente-quatre et j'attends toujours._

Derrière les fagots de Lombez ? Ha, arrête tu m'fais rire y'avait PAS de fagots à Lombez !

# Posted on Friday, 31 July 2009 at 7:23 AM

Short story about a man with a sheet.

__Parce qu'elle m'a sorti que je tomberai amoureuse d'un mec qui bouffera mes certitudes.

(Et pourtant elle a parlé d'un mec,
en matière de certitudes c'est_pas
mal.quand même,
enfin,vous me direz
breffons,.je m'en fous de ma vie. Et
si_moi je_m'en_fous,_normalement
vous_avez arrêté_de_lire__ce petit
paragraphe,
yeaaaah_ce que je_.vais dire
ici_ne sera_.lu que_par_moi_:_T'ES CON
T'ES.MOCHE.TU.PUES.ET.EN.PLUS.T'ES
MÊME PAS GENTIL(LE).
Cecitétait.tbien sûr
destiné..àtmoi-même,tsi vous vous_êtes_senti con-
cerné, ne compteztpas surtmoitpour_vous refiler le
numéro_d'aide aux_paranos._
Par contret64000 5 10 32
c'est.Thon Info.Service,et au cas où ça vous servirait le prix des
cordestmontetà_cause_de la crise, prends des somnifères c'est
remboursé par la Sécu.)



Excusez cet intermède, oui ça m'arrive souvent et si, c'est très contagieux, alors merci à tous ceux qui vont poser ces deux questions de ne plus m'approcher, même si je me demande qui contaminera l'autre. Bref. Comme dirait l'autre (en parlant de lui), je déconne, le sida ne s'attrape pas comme ça. (Roooh mais NAN j'ai pas le sida. C'est à se demander si vous suivez. De t'façon j'ai pas l'intention de vous violer, enfin, ça dépend, voir ci-dessous).



Donc. Essayons de ne pas nous égarer, pour une fois.

Elle m'a sorti que je tomberai amoureuse d'un mec qui bouffera mes certitudes.


FIN.

Je n'arrive plus à continuer mon article, plus d'inspi, et ceux qui râleraient c'est pareil. C'est mon blog hein après tout.

# Posted on Wednesday, 24 June 2009 at 4:35 PM

"L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever de soleil" Proverbe espagnol

« C'est pas moi qui vais te dire "Stop. Tu vas trop loin. Arrête tout tant qu'il est temps." C'est pas la peur qui m'en empêchera, c'est l'espoir.
« En fait je ne te dirai jamais ça parce que si un jour tu combats les vents, les pensées, les marées et les vagues, l'incompréhension, le cynisme, les insultes, les coups bas, parce que tu es différente, et parce que ce que tu fais est différent, si un jour tu mènes ce combat, et si, par le plus grand des hasards, tu en sors vainqueure, alors ce que tu seras et ce que tu auras fait deviendra reconnu.
« Par contre, si tu le perds, tu n'aura pas avancé. Tu auras même reculé parce que quand on porte un projet comme tu le ferais, on y met toute sa vie.
« J'ai connu certaines personnes qui sont mortes d'avoir perdu la bataille contre le monde. Celles-là avaient de la chance.
« Enfin, de toute façon, je ne te conseille pas de t'engager dans une entreprise si tu sais que ton idée est mauvaise ou si tu doutes qu'elle soit bonne. Par contre, si tu es sûre de toi, n'hésite pas. Parce que même si tu te ramasses, ça vaut mieux que de le regretter.
« Évidemment, quand je te parle comme ça, tu dois penser que ce dont je te parle est un projet. Mais pas forcément. La règle est très simple : tout ce qui te différencie de la masse, tout ce qui, pour être vulgaire, te rend anormale, fera l'objet d'une bataille constante. Ce n'est pas pour ça que tu dois arrêter d'être toi, tu sais. Le problème de notre société, c'est que certaines personnes ont moins de mal à s'assumer que d'autres. Celle qui se fondent dans la masse parce que leurs différences sont invisibles. Et l'autre gros problème, c'est que ce n'est pas toi qui choisis tes différences, pas plus que tu ne choisis tes goûts.
« Tu dois te demander pourquoi je te dis tout ça... Parce que je suis presque sûre que tu auras ce problème de différence, plus tard. Qui sait, tu l'as peut-être même maintenant. Encore qu'à ton âge, ça paraît normal d'essayer d'être anormale.
« Toi contre le monde... Il me tarde d'y être. Les batailles désespérées sont souvent les plus belles, tu sais. Même si on en connaît la fin. »
"L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever de soleil" Proverbe espagnol

# Posted on Saturday, 18 April 2009 at 4:53 PM

Edited on Sunday, 19 April 2009 at 9:30 AM

Écumer les océans_

Écumer les océans_
"Il faudrait que je me libère", songea-t-elle en jetant un coup d'oeil au-dessous d'elle.
En bas, tout en bas, à une trentaine de mètres en bas, les écueils se brisaient inlassablement sur les rochers. L'écume des vagues, légère, toute légère, avait la même consistance que le blanc d'oeuf en neige des gâteaux qu'elle préparait avec sa mère, avant. Et juste au-dessus de cet amas de mousse qui semblait s'accrocher désespérément à la vague, tandis que le vent tirait dessus le plus fort possible, il y avait ses pieds. Ses deux grands pieds chaussés de chaussures vaguement délavées. Elle avait l'impression que rien qu'en tendant les pointes, elle pourrait détacher les moutons aériens des vagues qui les retenaient.
"Idée stupide qui ne me sert absolument à rien", se morigéna-t-elle. "Essaie plutôt de trouver un moyen de te sortir de là. La branche à laquelle tu t'accroches est tout sauf incassable."
Elle leva la tête vers le haut de la falaise, à seulement un ou deux mètres au-dessus d'elle.
"Peter ? Tu es toujours là ?"
Pas de réponse.
"Pete ? Pete... excuse-moi d'avoir réagi comme ça. C'était stupide... Peter ! J'ai pas vraiment sauté...! Pete ! Je suis là, Pete !"
Rien. Que le silence du vent et les moqueries des mouettes.
"Pe.."
Son cri s'étouffa dans sa gorge. Plus de voix. Il était parti. Vraiment parti.

Elle regarda les moutons qui se rassemblaient et se dispersaient au gré des courants. Et eut une envie subite de les rejoindre.

# Posted on Thursday, 26 March 2009 at 4:51 PM

Edited on Thursday, 26 March 2009 at 5:10 PM

ENVIE DE VOUS TRANSFORMER EN KANGOUROUS ?????

ENVIE DE VOUS TRANSFORMER EN KANGOUROUS ?????


Le docteur zfihe de l'université lsfjz vous implante de l' ADN de ce charmant animal à doses dangereuses (expérience à l'essai, traitement non approuvé par la communauté médicale internationale).
Si vous êtes prêts à signer un décharge et débourser $ 50.000.000 pour chaque injection (chèques, espèces et carte bleue acceptées), envoyez vite un mail à zfihe.lsfjz@la-fin-du-monde-est-pour-bientôt.org.

# Posted on Wednesday, 18 March 2009 at 2:02 PM